Spectacle pour un musicien-comédien, une comédienne, de la ouate, du tissu et une bobine de fil.

GENRE

Spectacle jeune public de 1 à 5 ans
Durée : 35 mm
Jauge : 80

DISTRIBUTION

Nathalie VAN CAPPEL : auteur, interprète
Ruben : musicien, interprète
Jean-Philippe Lucas Rubio : mise en scène
Nicolas Simonin : scénographie
Marlène Chaboche : création lumière

  • LE SPECTACLE

Il s’agit de jouer avec le processus de fabrication d’un personnage. A chaque étape de fabrication de le faire basculer dans un monde imaginaire où l’on expérimente une matière, ouate, fil, tissus… où l’on se perd, change d’échelle, erre dans des univers : transparence, vol, dédoublement, multiplicité, grand, petit etc…
Avec un minimum de paroles et par des distorsions, rétractations, étirements, changements d’échelle, la matière révélera ce personnage, qui inventera son monde à lui.
Il découvrira sa propre image, rencontrera celle de l’autre en inventant un doudou, se fera peur, se fera du bien, se démultipliera… se métamorphosera et grandira.

Ce jeu d’expérimentation et de métamorphoses est un parcours initiatique et de découverte vers l’accomplissement de soi. Le devenir de l’être humain.

  • LA MATIERE ET LE JEU

Dans ce spectacle nous allons explorer la matière sous toutes ses coutures, la sensation qu’elle procure, le son qu’elle produit, la forme, le contact, l’émotion ressentie.
La ouate, matériau doux, cotonneux, dont on ne pourrait se passer pour donner aux doudous leur moelleux ou aux oreillers leur mollesse délicieuse.. Ne dit-on pas que les nuages semblent être comme du coton ou de la ouate ? Il nous est tous arrivé un jour de nous allonger pour y deviner des formes, ours, lapins, monstres ou licornes…
Le fil, pour dessiner, lier et relier mais aussi délimiter et contenir des formes…
Le tissu, pour s’envelopper, s’arrêter et rebondir.

Au cœur de la matière, la notion d’infini nous absorbera…
En allant dans l’infiniment petit nous trouverons une pulsation…
… la pulsation du cœur ?

Dans le jeu, l’enfant décide de ce qu’est la réalité. La construction de l’enfant n’a pas de logique, pas de raison. Sa construction est guidée par l’affectif. Ce qui fait le jeu, c’est le processus, non le résultat. Ce processus c’est le fantasme, le fruit de l’imaginaire de l’enfant.
Les acteurs/manipulateurs deviennent les outils de cet imaginaire. Ils sont tantôt dans l’univers créé, tantôt créateurs de ce rêve.

Nathalie VAN CAPPEL

Not' auteur

  • Deviens ! est un conte initiatique pour les jeunes enfants. Oui ! Dès le plus jeune âge, se posent des questions existentielles, ce n’est pas une mince affaire que de grandir... Dans ce spectacle l’univers apparaîtra dans sa démesure aux yeux du petit personnage qui va se créer. Il vivra des expériences intenses, à la manière d’Alice, qui est parfois perdue dans l’immensité, ou au contraire immense dans un monde miniature. Dans son pays des merveilles, pays de tous les possibles, notre personnage grandit et au gré de ses métamorphoses, il se découvre lui-même. La métamorphose est un thème récurrent ou central dans de très nombreux contes car elle symbolise l’accomplissement initiatique du héros d’une histoire. Visible ou seulement intérieure, la métamorphose raconte que le héros a surmonté une ou plusieurs épreuves. On trouvera dans ce travail plusieurs niveaux de lecture, de façon que des enfants d’âges différents puissent s’approprier l’histoire. Dans un univers où rien n’est fixe, où le corps de l’enfant lui-même change à chaque instant, nous suivrons le fil d’une individualité, une personnalité en construction. Devenir... C’est grandir, se transformer, se construire. C’est aussi être bien accompagné pour s’épanouir et devenir qui l’on est. Deviens ! C’est ce que l’on peut dire à un enfant que l’on accompagne, mais c’est aussi ce que l’on devient nous-mêmes en accompagnant un enfant qui grandit. Le spectacle sera l’occasion d’interroger notre façon d’accompagner un enfant dans son développement. Comment l’aider à être pleinement soi dans un monde qui gomme les différences...

RUBEN

NOT‘ musicale

  • Le son direct ou indirect sera diffusé en multicanal dans l’espace de jeu et dans l’espace du public (indépendance de chaque point de diffusion) pour renforcer sa vertu immersive et son effet “cocon”. Les parties instrumentales seront jouées en direct par la basse électroacoustique et la voix, pour exprimer une large tessiture de registre. L’univers sonore sera riche et construit en direct à partir de l’amplification du bruissement des matières pour accentuer l’effet de proximité. Un travail sur des niveaux sonores insolites appuiera l’imaginaire. Des sons qui normalement sont très ténus seront très présents et inversement. Les différentes sources sonores pourront être déformées et étirées, pour signifier un décalage temporel. La structure sonore sera parfois réelle, parfois décontextualisée. Elle contribuera à transformer la réalité, et à ouvrir un espace singulier.

Nicolas SIMONIN

NOT‘ scénographique

  • La scénographie désigne, avant de parler de décor, le rapport entre les spectateurs et l’espace de la représentation. Pour Deviens !, nous souhaitons qu’il soit immersif, qu’il n’y ait pas de frontière entre les zones de jeu et les zones de regard. C’est pourquoi nous aimerions passer le 4ème mur et placer spectateurs et acteurs dans un même espace. Si nous pouvons inviter tout le monde sur le plateau et faire abstraction des gradins, nous le ferons. Si nous devons composer avec des salles gradinées, nous construirons un espace qui permette au public de ne faire qu’un avec la scène. Nous travaillons avec des matériaux froissables, déformables, entre la ouate et le nuage, des textiles, des éléments mobiles, déformables et modulables soit par la manipulation, soit par la lumière. Nous ne parlerons de vidéo que pour la traiter, non pas en tant qu’image, non pas en tant que projection vidéo, mais comme faisant entièrement partie de la recherche sur l’évolution de la matière. Elle est source de lumière, elle permet des transformations des perceptions des matières, des cadrages, des rythmes et des dynamiques qui accompagnent le jeu et la musique. L’espace de jeu tout entier sera espace de projection. Le public aura la sensation d’être un élément de la métamorphose qui a lieu. La vidéo sera utilisée pour amplifier et renforcer le caractère onirique et irréel. Des images inversées, dans l’espace ou dans le temps accentueront l’onirisme et le rapport à ce qui nous entoure.

Marlène CHABOCHE

NOT‘ technique

  • La volonté est de pouvoir proposer toujours le même spectacle, que nous soyons dans un lieu équipé ou non. Pour cela il nous faudra créer une structure autonome pouvant englober l’ensemble du plateau et du public. Nous proposerons 2 formules pour l’équipement technique. Soit les lieux ont a disposition le matériel nécessaire ou peuvent se le procurer facilement. Alors nous n’apporterons que le matériel spécifique. Soit nous apporterons tout l’équipement moyennant un surcoût. Dans l’idéal, il nous faudra : un espace de plain-pied d’au moins 10 mètres par 10 mètres pour réunir plateau et public avec 3 mètres de hauteur minimum si possible, et qui peut bénéficier d’une bonne obscurité en journée.
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