Distribution

Nathalie van Cappel : Comédienne
Ruben : Musicien
Afshin Ghaffarian : Danseur/Comédien
Nicolas Simonin : Scénographe/vidéaste
Marlène Chaboche : Régie générale
Hélène Chapman : Costumière

La compagnie est soutenue par la Drac, la Région Centre Val de Loire, le Conseil Départemental d’Eure et Loir, les Villes de Chartres et Anet ainsi que la Spedidam.
Plusieurs lieux de résidences sont actés sur Anet, Chartres, Vernouillet, Beaugency pour un total estimé à 40 jours minimum entre octobre 2017 et début 2019. Le CD28 et la ville d’Anet (28) prennent en charge la 1ère phase à savoir l’adaptation du texte et la dramaturgie, les villes de Chartres, Vernouillet et Beaugency accueilleront et soutiendront les résidences de travail au plateau.

Le résumé du spectacle :

Un groupe de spectateurs - les oiseaux - décide de prendre l’avion. Ils ne connaissent pas la destination. La chef de cabine annonce qu’il n’y a ni ceinture de sécurité ni gilet de sauvetage. Quand on se lance dans la vie il n’y a pas de parachute mais il y a une bonne nouvelle, il n’y a pas de sol. Car vivre le présent, l’ici et maintenant est la clé d’une vie libérée de toute peur, celle qui peut arrêter la machine mentale qui emprisonne l’esprit et empoisonne le corps. Comment descendre de son perchoir mental pour que l’avion décolle ?

Le Cantique des oiseaux :

Ecrit par Attar en langue persane vers 1190, le Cantique des oiseaux est un livre de sagesse de près de 5000 distiques qui contient environ 150 histoires dans l’histoire.
Aidé de la huppe, leur guide spirituel, un groupe de trente mille oiseaux décide de partir à la recherche de la Sîmorgh, leur souveraine.  Malgré la peur des oiseaux la huppe les encourage à se dépasser. Ils s’envolent alors pour un long voyage au péril de leur vie. Les 30 survivants (sî-morgh) se retrouveront face à eux-mêmes et comprendront qu’ils ont fait tout ce chemin pour retrouver leur vrai « moi », débarrassé des attachements du monde.

LE PROJET
ARTISTES
PHOTOS
SON
TÉLECHARGEMENTS

Not' intention

  • Que l’on soit croyant, athée, agnostique, laïque, sikh, hébreux, bouddhiste, musulman, soufi, chrétien, rosicrucien etc… aussi divers soient-ils, les chemins de la spiritualité nous mènent tous au même endroit : au sommet d’une même montagne, pour avoir une vision panoramique des choses et au mieux, pour certains, une libération totale de l’égo. Égo qui bien souvent nous sépare les uns des autres.
    Comment aborder le spirituel au théâtre sans qu’il soit répulsif, pour qu’il s’incarne et se vive jusque dans la salle, pour que les spectateurs vibrent physiquement ?
    Même si la parole d’Attar et notre adaptation se veulent universelles, elles ne doivent en aucun cas rester intellectuelles sous le joug d’un chant poétique qui ne nous parviendrait pas. Au contraire nous voulons vivre et faire vivre intensément cette universalité par le chant, la danse, le jeu, la musique, la vidéo, le noir total, le silence, le bruit, la beauté, celle des images scénographiques…
    Le tout conjugué par l’intensité poétique des vers d’Attar et nos savoureuses anecdotes cueillies sur le chemin de nos expériences qui viendront transcender l’histoire et nous questionner pour tendre vers sa dimension vibratoire et spirituelle.
    Ce projet, insufflé par Nathalie Van Cappel, est pour elle une histoire de cœur et de longue date qui la lie à cette oeuvre, avec le désir de partager ces enseignements pour faire circuler cette lumière et ce souffle subtil.

Nicolas SIMONIN

NOT‘ scénographique

  • Avec cette invitation au voyage, nous avions envie de transporter les spectateurs dans un parcours qui préfigure le parcours initiatique dont il est question dans le cantique des oiseaux.
    Nous tentons de transformer la perception à plusieurs endroits, pour immerger le public et faire disparaitre au maximum le quatrième mur, afin d’établir une expérience commune et partagée de ce voyage poétique.
    On aura ménagé des espaces de circulation pour les interprètes dans la salle afin d’augmenter au maximum la perméabilité entre la salle et la scène. Scène qui évoque le prolongement du corps de l’avion vers le cockpit.
    On aperçoit des amorces de fauteuils séparés par des rideaux en accordéon de part et d’autre du plateau. Un écran mobile permet d’afficher les informations de vol, les consignes de sécurité, les publicités pour la cie aérienne…
    Peu à peu le plateau va s’ouvrir vers d’autres dimensions pour que tous plongent dans l’espace mental de la poésie et de la musique. Les fauteuils de l’avion s’orientent comme pour figurer une agora au-dessus des nuages, dans un espace immatériel où on ne voit plus le sol, la découverte des 7 vallées peut commencer.

RUBEN

Not’ musicale

  • Tout d’abord, j’ai dû m’interroger sur la place du musicien sur le plateau en particulier et de la musique en général.
    Sans dresser une liste exhaustive d’instruments ou de musiques, je n’ai voulu privilégier aucune origine musicale, aucun courant ou influence liée à l’origine du texte. Dans «Sîmorgh», toutes les musiques ou illustrations sonores seront à la fois jouées en direct ou samplées par des instruments à cordes (basse acoustique fretless, guitare électrique, saz...) ou à vent comme le bansuri ou encore chantées, parlées, improvisées par la voix (ou plusieurs voix).
    Avec un ensemble de plusieurs pédales, les sons, les effets pourront être superposés, transformés en direct sur le plateau, permettant aussi d’enregistrer des boucles musicales.
    L’utilisation des boucles qui répètent indéfiniment la même structure musicale, n’est pas sans rappeler les mouvements concentriques des derviches tourneurs symbolisant le cercle qui représente le tout fini et l’infini du Tout, l’unité et le multiple, le plein et la perfection.
    Le folklore, les musiques traditionnelles, l’improvisation, qui sont sources d’influence, seront nourries de notre époque moderne, de mon parcours autodidacte, éclectique pour initier une danse poétique et musicale intime loin des modes et hors du temps.
    L’utilisation d’instruments traditionnels comme le Saz ou le Bansuri fera appel à des sonorités profondes, anciennes, enracinées culturellement et temporellement.
    Je propose une musique qui oscille entre Orient et Occident, par le souffle, la vibration et la résonance. Un mélange subtil pour souligner l’intemporalité du texte d’Attar écrit au 12ème siècle et tellement présent !

Nathalie VAN CAPPEL

Comédienne

  • Après le cours Simon, elle complète sa formation auprès de divers artistes et metteurs en scène proches de Peter Brook dont Jean-Paul Denizon, Tapa Sudana, Yoshi Oïda : diverses rencontres qui l’amènent à partir plusieurs fois au Japon pour recevoir l’enseignement de maîtres de Nô et de Kabuki.
  • Partenaire de Jean-Claude Drouot dans une pièce d’Eric Durnez “l’exil de Prométhée”, puis “Jésus 2” de Delteil, elle a joué à Paris le rôle d’Araminte dans les Fausses Confidences de Marivaux, dans Ajax de Sophocle, ou encore Aricie dans Phèdre au coté de Béatrice Agenin.
  • Au sein de Not’ Compagnie, elle est auteur-interprète du « Rêve de Kiwi » et met en scène Le Piston de Manoche et Elle...Emoi, spectacles présentés au off d’Avignon entre 2010 et 2017.

RUBEN

Comédien

  • Diplômé des « Ateliers Chanson de Paris » (ACP) en 1999, il se forme dans plusieurs écoles de musiques actuelles – Arpej, Atla, Conservatoire de Chartres, entre 1995 et 2009.
  • Il enseigne la guitare, le chant et la Musique Assistée par Ordinateur (MAO). Il développe en parallèle des projets d’habillage sonore et de composition musicale pour les entreprises, le théâtre et le cinéma. Certifié «comédien/formateur» par la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP) en 2010, il propose depuis des accompagnements personnalisés en communication dans les entreprises.
  • Créateur du collectif d’artistes «Le Cornet à spirale» en 2006, il réalise quatre CD de chanson française et 7 spectacles musicaux dans lesquels il intervient en tant que chanteur, comédien et guitariste. Agréé «animateur en chant prénatal» depuis 2013 (AFCP-Paris), il participe à la création de «Le Rêve de Kiwi» et «Berceuses cubaines» pour le très jeune public.

Afshin GHAFFARIAN

Comédien

  • Afshin Ghaffarian est né à Mashhad en Iran, il commence en 1999 une formation théâtrale au «Kanoun-e-Honâr-e-Saba». Ensuite il choisit de se former au métier d’acteur et obtient un diplôme de cinéma en 2003.
  • C’ est à l’université de Téhéran qu’il découvre la danse contemporaine en visionnant les vidéos de chorégraphes (Pina Baush, Martha Graham, Merce Cunningham...). En 2006, il fonde sa compagnie underground qui répétait dans la salle de prière d’une école. Il s’inspire du travail de Jerzy Grotowski dont il traduira les écrits de l’anglais au persan. En 2007, il présente « Médée », performance unique réalisée en plein désert loin des espaces conventionnels.
  • En mai 2009 il monte « Strange but true », présentée comme du théâtre corporel qui sera joué pendant un mois à Téhéran. Invité dans un festival en Allemagne, Afshin quitte son pays pour un long voyage qui le conduira en France où il vit aujourd’hui.
  • Il rejoint le Centre National de la Danse pour une résidence de recherche en 2010-2011 et présente sa première création «Le Cri Perçant». Il créé «La compagnie des Réformances» en 2010 afin de continuer à porter ses projets en France. Ses recherches portent sur la mémoire du corps et la question de la transmission. Il collabore avec le sociologue Baptiste Pizzinat sur les relations entre l’Art et la Société.

Nicolas SIMONIN

Scénographe

  • Après des études au Théâtre National de Strasbourg en 1991, il met en lumière plus d’une centaine de spectacles vivants. Régisseur responsable de la salle Christian Bérard à l’Athénée de 1995 à 1997, il travaille avec Jean Marie Villegier, Valère Novarina, Philippe Berling, Michel Didym, Olivier Werner...
  • Il collabore avec des metteurs en scène comme Dominique Boissel, Sylvain Maurice, Christophe Huysman, Jacques Kraemer, Paul Desvaux, Thomas Gaubiac, Marie Dupleix, Marie Montégani, Sylvie Ollivier, Joël Dragutin, Ivan Moran et les chorégraphes Pascal Montrouge, Yan Raballand, Stéphanie Aubin, Marion Ballester...
  • Nicolas travaille également sur le développement d’outils informatiques pour la gestion de la vidéo, du son et de la lumière pour le spectacle vivant. De spectacle en spectacle, il travaille l‘image scénique composée avec une approche "dramaturgique", picturale, colorée, et affirme sa recherche sur la lumière en mouvement. Depuis une dizaine d’année, Nicolas conçoit également des scénographies pour le spectacle vivant afin d’accompagner toute l’esthétique d’un projet.
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