Distribution

Stanislas Grassian : Metteur en scène
Nathalie van Cappel : Comédienne
Ruben : Musicien
Afshin Ghaffarian : Danseur/Comédien
Nicolas Simonin : Scénographe/vidéaste
Marlène Chaboche : Régie générale
Hélène Chapman : Costumière

La projet est soutenue par la Drac, la Région Centre Val de Loire, le Conseil Départemental d’Eure et Loir, les Villes de Chartres, Beaugency et Anet, la scène conventionnée de Dreux-Vernouillet, le SEL de Sèvres, la Lanterne de Rambouillet, et Mantes-la-ville.
Plusieurs lieux de résidences sont actés sur Anet, Chartres, Vernouillet, Beaugency pour un total estimé à 40 jours minimum entre octobre 2017 et début 2019. Le CD28 et la ville d’Anet (28) prennent en charge la 1ère phase à savoir l’adaptation du texte et la dramaturgie, les villes de Chartres, Vernouillet et Beaugency accueilleront et soutiendront les résidences de travail au plateau.

Le Cantique des oiseaux :

Ecrit par Attar en langue persane vers 1190, le Cantique des oiseaux est un livre de sagesse de près de 5000 distiques qui contient environ 150 histoires dans l’histoire.
Aidé de la huppe, leur guide spirituel, un groupe de trente mille oiseaux décide de partir à la recherche de la Sîmorgh, leur souveraine.  Malgré la peur des oiseaux la huppe les encourage à se dépasser. Ils s’envolent alors pour un long voyage au péril de leur vie. Les 30 survivants (sî-morgh) se retrouveront face à eux-mêmes et comprendront qu’ils ont fait tout ce chemin pour retrouver leur vrai « moi », débarrassé des attachements du monde.

LE PROJET
ARTISTES
PHOTOS
SON
TÉLECHARGEMENTS

Stanislas GRASSIAN

Not' intention

  • Je n’ai jamais cru à la révolution.
    Décapiter des têtes pour en ériger d’autres à la place me paraît une violence vaine. En revanche, je suis intimement convaincu que l’on peut bouleverser le monde, obtenir les plus grands progrès, les changements les plus profonds et durables par une révolution qui viendrait de l’intérieur.
    Il y a, nous en sommes tous conscients aujourd’hui, urgence à véhiculer auprès des publics, des messages de paix et de transformation pour appréhender avec plus de sérénité les mutations du monde.
    C’est l’intention que nous posons avec cette adaptation à la scène du Cantique des Oiseaux. L’objectif de ce voyage intérieur, est de nous offrir la possibilité de nous remettre en question et d’abandonner les vieux schémas pour nous envoler vers un renouveau. Accepter ses erreurs, oser regarder en soi, se voir tels que nous sommes, constater les dysfonctionnements, oser rectifier ce qui doit l’être et accueillir la transition.
    C’est violent, peut-être parfois plus que l’impact physique de la matraque ou de la pierre, dans la chair de celui qui croit changer le monde par la force.
    Nous partons du conte, de la force du poème et de la langue d’Attâr. Les mots du douzième siècle viennent frapper nos consciences aujourd’hui.
    Afin de conserver sa dimension universelle au texte, mais également de le rendre accessible à tous, nous ne prononçons jamais le mot Dieu : lumière, secret, voyage intérieur, soi, sont la destination de cette quête.
    Le public est invité à s’interroger sur lui-même. Il va effectuer ce voyage au cours duquel il risquera de perdre quelques plumes et peut-être même, de mourir à lui-même.
    Notre parti pris est de rendre les spectateurs actifs. Ils sont les oiseaux du conte, ceux qui doivent entreprendre le voyage.
    Comme une rupture, un retour au réel, une langue plus théâtrale, contemporaine, vient se confronter à la langue d’Attâr, au travers du personnage du pauvre homme. Il est arrivé au bout de lui-même, il n’a plus rien à perdre. Il veut dépasser ses considérations personnelles, il veut comprendre et vivre la transformation.
    Cette révolution intérieure, lui est-elle accessible à lui aussi ? Lui l’oublié, lui le dernier des hommes ?
    S’il le peut alors pourquoi pas nous ?
    Tout ce que nous voyons et entendons, scénographie, images vidéo, sons, lumières, traduit ce dédale intérieur, cette confusion que nous voulons quitter pour rejoindre la clarté, la plénitude, le dépouillement. Plus nous avançons dans l’histoire, plus le dessin se fait léger.
    A la fin il ne restera qu’une lumière, une note et enfin le silence.

Nicolas SIMONIN

NOT‘ scénographique

  • A l’instar du voyage initiatique auquel nous invite le Cantique des Oiseaux, les espaces construits au plateau seront fluctuants, perméables, multiformes, dans une mise en abyme permanente.
    Le décor composé de cadres mobiles tendus de toiles blanches tantôt transparentes, tantôt opaques selon la façon de laquelle elles sont éclairées permettent la définition d’une multitude d’espaces possibles. Ils se déplacent de façon très fluide. (description technique : les cadres sont des structures métalliques démontables de 2.5m de haut et de 1.2m et 2.2m de large sur roulettes, recouvertes de toiles non feu sans mémoire de forme, avec velcros)
    La vidéo-projection :
    Outre la possibilité de projeter des images réelles reconnaissables, le dispositif cadres mobiles + vidéo permet de créer des zones mouvantes, en utilisant la vidéo comme source de lumière et pour la projection de textures et de matières qui évoquent les éléments, air, eau, fumée, feu… matières tantôt vaporeuses, tantôt organiques.
    Cette lumière-vidéo permet des découpages précis sur les surfaces de projection et également de jouer sur des apparitions de silhouettes réelles qui se mélangent à des ombres fictives.
    (D’un point de vue plus technique : deux vidéoprojecteurs de 5000lm à focale courte : 1 placé au sol en fond de scène, 1 accroché en face. Ils permettent une projection en rétro et en face pour couvrir la totalité des zones de jeu.)
    Les différents cadres permettent la démultiplication des couches d’espaces. Le déplacement possible dans ces espaces donne l’impression de pouvoir passer au travers des images et de passer des étapes, de gagner des combats, contre soi-même et contre les éléments. Dans le Cantique, les oiseaux sont confrontés à des épreuves terribles dans lesquelles beaucoup périssent.
    Dans sa conception, le décor permet une double interprétation : celle d’un voyage dans l’espace-temps, autant que celle d’un voyage à l’intérieur de soi.
    L’espace est à l’image de ce que vit un des oiseaux qui traverse les vallées, et invite le public à s’y projeter. L’espace scénographique nous met en phase avec la perception interne et physique de cet oiseau afin de permettre au public de faire lui aussi le voyage.
    Les espaces sont parfois enfermement, passages, confinement, portes, ils sont souvent vertigineux et semblent parfois sans fin ou labyrinthiques.
    Ils alimentent sans cesse la perte de repères pour mieux se trouver soi, un soi libéré de toutes contingences.

RUBEN

Not’ musicale

  • Tout d’abord, j’ai dû m’interroger sur la place du musicien sur le plateau en particulier et de la musique en général.
    Sans dresser une liste exhaustive d’instruments ou de musiques, je n’ai voulu privilégier aucune origine musicale, aucun courant ou influence liée à l’origine du texte. Dans «Sîmorgh», toutes les musiques ou illustrations sonores seront à la fois jouées en direct ou samplées par des instruments à cordes (basse acoustique fretless, guitare électrique, saz...) ou à vent comme le bansuri ou encore chantées, parlées, improvisées par la voix (ou plusieurs voix).
    Avec un ensemble de plusieurs pédales, les sons, les effets pourront être superposés, transformés en direct sur le plateau, permettant aussi d’enregistrer des boucles musicales.
    L’utilisation des boucles qui répètent indéfiniment la même structure musicale, n’est pas sans rappeler les mouvements concentriques des derviches tourneurs symbolisant le cercle qui représente le tout fini et l’infini du Tout, l’unité et le multiple, le plein et la perfection.
    Le folklore, les musiques traditionnelles, l’improvisation, qui sont sources d’influence, seront nourries de notre époque moderne, de mon parcours autodidacte, éclectique pour initier une danse poétique et musicale intime loin des modes et hors du temps.
    L’utilisation d’instruments traditionnels comme le Saz ou le Bansuri fera appel à des sonorités profondes, anciennes, enracinées culturellement et temporellement.
    Je propose une musique qui oscille entre Orient et Occident, par le souffle, la vibration et la résonance. Un mélange subtil pour souligner l’intemporalité du texte d’Attar écrit au 12ème siècle et tellement présent !

Stanislas GRASSIAN

Metteur en scène

  • Stanislas Grassian a mis en scène une quinzaine de pièces contemporaines et classiques, Résistantes de Franck Monsigny, Prix de la Presse du Festival Off d’Avignon 2016 et 2017. Les Muses, succès public Festival d’Avignon Off 2016 et 2017. Milarepa d’Eric-Emmanuel Schmitt, succès au Festival Off d’Avignon 2015. Moi, Caravage de Dominique Fernandès, joué au Théâtre de La Gaité Montparnasse, au Théâtre des Mathurins, au Lucernaire, succès du Festival Off d’Avignon 2012 et 2013, joué plus de 450 fois en France, Belgique, Suisse, Italie et Maroc. Mystère Pessoa adapté des textes de Fernando Pessoa, créé au CDN d’Arcueil, joué au Théâtre de l’Épée de bois à la Cartoucherie, au Théâtre du Lucernaire, Prix du Festival Off d’Avignon 2011, joué plus de 200 fois. Stanislas Grassian est par ailleurs Pédagogue. Il enseigne depuis douze ans, le théâtre aux futurs professionnels de l’École de Comédie Musicale Rick Odums ; formation reconnue par le Ministère de la culture. Il a formé des artistes aujourd’hui au niveau national et international, Eddy De Pretto (Album Kid), Camille Favre-Bulle (Molière 2017), Fanny Fourquez (Chicago). De 2007 à 2010, il est également co-créateur du Festival Un Automne à Tisser au Théâtre de l’Epée de bois – Cartoucherie.

Nathalie VAN CAPPEL

Comédienne

  • Après le cours Simon, elle complète sa formation auprès de divers artistes et metteurs en scène proches de Peter Brook dont Jean-Paul Denizon, Tapa Sudana, Yoshi Oïda : diverses rencontres qui l’amènent à partir plusieurs fois au Japon pour recevoir l’enseignement de maîtres de Nô et de Kabuki.
  • Partenaire de Jean-Claude Drouot dans une pièce d’Eric Durnez “l’exil de Prométhée”, puis “Jésus 2” de Delteil, elle a joué à Paris le rôle d’Araminte dans les Fausses Confidences de Marivaux, dans Ajax de Sophocle, ou encore Aricie dans Phèdre au coté de Béatrice Agenin.
  • Au sein de Not’ Compagnie, elle est auteur-interprète du « Rêve de Kiwi » et met en scène Le Piston de Manoche et Elle...Emoi, spectacles présentés au off d’Avignon entre 2010 et 2017.

RUBEN

Comédien

  • Diplômé des « Ateliers Chanson de Paris » (ACP) en 1999, il se forme dans plusieurs écoles de musiques actuelles – Arpej, Atla, Conservatoire de Chartres, entre 1995 et 2009.
  • Il enseigne la guitare, le chant et la Musique Assistée par Ordinateur (MAO). Il développe en parallèle des projets d’habillage sonore et de composition musicale pour les entreprises, le théâtre et le cinéma. Certifié «comédien/formateur» par la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP) en 2010, il propose depuis des accompagnements personnalisés en communication dans les entreprises.
  • Créateur du collectif d’artistes «Le Cornet à spirale» en 2006, il réalise quatre CD de chanson française et 7 spectacles musicaux dans lesquels il intervient en tant que chanteur, comédien et guitariste. Agréé «animateur en chant prénatal» depuis 2013 (AFCP-Paris), il participe à la création de «Le Rêve de Kiwi» et «Berceuses cubaines» pour le très jeune public.

Afshin GHAFFARIAN

Comédien

  • Afshin Ghaffarian est né à Mashhad en Iran, il commence en 1999 une formation théâtrale au «Kanoun-e-Honâr-e-Saba». Ensuite il choisit de se former au métier d’acteur et obtient un diplôme de cinéma en 2003.
  • C’ est à l’université de Téhéran qu’il découvre la danse contemporaine en visionnant les vidéos de chorégraphes (Pina Baush, Martha Graham, Merce Cunningham...). En 2006, il fonde sa compagnie underground qui répétait dans la salle de prière d’une école. Il s’inspire du travail de Jerzy Grotowski dont il traduira les écrits de l’anglais au persan. En 2007, il présente « Médée », performance unique réalisée en plein désert loin des espaces conventionnels.
  • En mai 2009 il monte « Strange but true », présentée comme du théâtre corporel qui sera joué pendant un mois à Téhéran. Invité dans un festival en Allemagne, Afshin quitte son pays pour un long voyage qui le conduira en France où il vit aujourd’hui.
  • Il rejoint le Centre National de la Danse pour une résidence de recherche en 2010-2011 et présente sa première création «Le Cri Perçant». Il créé «La compagnie des Réformances» en 2010 afin de continuer à porter ses projets en France. Ses recherches portent sur la mémoire du corps et la question de la transmission. Il collabore avec le sociologue Baptiste Pizzinat sur les relations entre l’Art et la Société.

Nicolas SIMONIN

Scénographe

  • Après des études au Théâtre National de Strasbourg en 1991, il met en lumière plus d’une centaine de spectacles vivants. Régisseur responsable de la salle Christian Bérard à l’Athénée de 1995 à 1997, il travaille avec Jean Marie Villegier, Valère Novarina, Philippe Berling, Michel Didym, Olivier Werner...
  • Il collabore avec des metteurs en scène comme Dominique Boissel, Sylvain Maurice, Christophe Huysman, Jacques Kraemer, Paul Desvaux, Thomas Gaubiac, Marie Dupleix, Marie Montégani, Sylvie Ollivier, Joël Dragutin, Ivan Moran et les chorégraphes Pascal Montrouge, Yan Raballand, Stéphanie Aubin, Marion Ballester...
  • Nicolas travaille également sur le développement d’outils informatiques pour la gestion de la vidéo, du son et de la lumière pour le spectacle vivant. De spectacle en spectacle, il travaille l‘image scénique composée avec une approche "dramaturgique", picturale, colorée, et affirme sa recherche sur la lumière en mouvement. Depuis une dizaine d’année, Nicolas conçoit également des scénographies pour le spectacle vivant afin d’accompagner toute l’esthétique d’un projet.
  • Notre Agenda